Trou de Fer
Le gouffre au bout de la forêt primaire
Le trajet fait déjà partie du voyage. Après la Plaine des Palmistes, la route forestière de Bébour-Bélouve s’enfonce dans la plus belle forêt primaire de l’île : fougères arborescentes, tamarins des Hauts couverts de mousse et de lichens, orchidées sauvages accrochées aux troncs, brumes qui traînent entre les branches.
Il faut environ deux heures de route depuis la résidence pour arriver au gîte de Bélouve, et il serait dommage de ne pas s’arrêter en chemin : cette forêt est un monde à part, l’un des rares écosystèmes de ce type encore intacts au monde.
Du gîte part un sentier remarquablement aménagé : des passerelles en bois sur presque tout le parcours, neuf kilomètres aller-retour, environ trois heures de marche, très peu de dénivelé. Puis le chemin débouche sur un belvédère suspendu au-dessus du vide : en contrebas, plusieurs cascades plongent de près de 300 mètres dans un gouffre encaissé aux parois verticales. C’est l’un des paysages les plus impressionnants de France, et l’un des plus arrosés de l’île.
Le Trou de Fer est aussi l’un des grands moments des survols de Corail Hélicoptères, avec circuits « Au Cœur des Cascades » (50 min) et « Excellence » (55 min)
Le conseil essentiel : partez très tôt et soyez au belvédère avant 10h. Passé cette heure, les nuages s’engouffrent dans la cavité et il ne reste plus qu’un mur blanc — beaucoup de visiteurs font trois heures de marche pour ne rien voir du tout. Chaussures de randonnée obligatoires, le sentier est souvent boueux même par beau temps, et emportez une veste imperméable : il pleut ici beaucoup plus qu’ailleurs. Vérifiez enfin l’ouverture du sentier auprès de l’ONF avant de partir. Il est possible de dormir au gîte de Bélouve pour être sur place au petit matin — c’est la meilleure option.